L'INTEGRISME
n. m. XXe siècle. Dérivé d'intégriste ou emprunté de l'espagnol integrismo.Au sein d'une religion, attitude qui consiste à refuser, au nom de l'intégrité de la doctrine, toute interprétation nouvelle, toute évolution des pratiques traditionnelles, tout changement. L'intégrisme se mue facilement en fanatisme. Par anal. Intégrisme politique.
LE FANATISME
n. m. XVIIe siècle. Dérivé de fanatique. 1. Vieilli. Disposition d'esprit, comportement d'une personne qui se croit inspirée par la divinité. 2. Zèle outré et intolérant pour une religion, une croyance. Le fanatisme d'un inquisiteur. Par méton. Le fanatisme des guerres de Religion. 3. Attachement exclusif et intraitable à une doctrine, à un parti, à une opinion. Les fanatismes de tous bords.
Australie/Islamisme : les propos du mufti unanimement condamnés
26.10.06
« Si vous placez de la viande dans la rue sans la couvrir et que les chats viennent la manger (...) qui doit-on blâmer, les chats ou la viande à l'air ? (…) La viande à l'air, voilà le problème ! Si [la femme] était restée dans sa chambre, chez elle, portant son voile, aucun problème ne serait arrivé ». Voilà en substance les mots prononcé à Sydney par le Cheikh Taj Aldin al-Hilali, le plus haut dignitaire musulman d’Australie dans un prêche durant le mois de ramadan, rapporte le quotidien The Australian. Ces propos qui comparent la femme à une tentatrice et l’homme à un animal incapable de se contrôler ont provoqué l’indignation des Australiens, hommes et femmes, religieux et athées. Il faut dire que ce genre de déclarations est plutôt malvenue quand on sait que le Premier ministre John Howard a exhorté en septembre dernier les 300 000 musulmans australiens à « mieux s'intégrer dans la société ».
La responsable de la Commission gouvernementale de lutte contre la discrimination, Pru Goward, a exigé que le religieux d'origine égyptienne arrivé en Australie du Liban en 1982 soit démis de ses fonctions et expulsé du territoire. « C'est une incitation au viol (…) doit-on permettre à un homme qui incite les musulmans au crime de demeurer sur le territoire ? », s'est-elle insurgée. Les organisations islamiques ont de leur côté condamné sans ambages les propos du mufti. Le Conseil islamique des Nouvelles-Galles-du-Sud a qualifié ses remarques de « non islamiques, non-australiennes et inacceptables ».
Tom Zreika, le président de l’Association des musulmans libanais (LMA) et, par ailleurs, propriétaire de la mosquée où a eu lieu le prêche, déclarait que « la LMA ne laissera personne enseigner des principes qui vont à l’encontre des valeurs de notre société ». Il concluait toutefois qu’il fallait laisser au mufti « le bénéfice du doute »… Le chef spirituel des musulmans australiens a tenté de se défendre en affirmant qu'il faisait spécifiquement référence aux prostituées. Plus tard il a déclaré qu’il ne faisait que citer un autre religieux, sans toutefois marquer son désaccord avec ses « citations ».
28.10.06 - le mufti va « prendre du repos » mais refuse de démissionner (Photo The Age)
Cheikh Taj Aldin al-Hilali, qui a présenté des excuses « sans réserves à toutes les femmes que mes commentaires ont pu offenser. Mon intention était de protéger l’honneur des femmes (…) », a néanmoins annoncé qu’il ne démissionnerait pas. Le mufti renoncera toutefois à prêcher pendant plusieurs mois et à se rendre au pèlerinage musulman du hadj. « Nous sommes parvenus à un accord pour qu'il prenne un peu de repos (...) et de temps pour voyager », a déclaré Tom Zreika, le président de l'Association des Libanais d'Australie.
Ses propos ont soulevé un véritable tollé dans le pays, et la responsable de la Commission gouvernementale de lutte contre la discrimination, Pru Goward, avait appelé à des mesures plus radicales : non seulement démettre le mufti de ses fonctions mais également l’expulser du territoire.
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Dans un communiqué de presse du 19 septembre dernier, Nicolas Dupont-Aignan, maire de Yerres, député de l’Essonne et président de Debout la République, s’insurge violemment contre les pratiques communautaristes de l’UMP de Nicolas Sarkozy :
"Je viens de recevoir une lettre stupéfiante d’Yves Jego, collègue de Seine et Marne, Secrétaire National de l’UMP en charge des nouvelles adhésions, me conviant à une réunion des élus UMP “issus des minorités visibles”. Pire, il me demande de transmettre cette invitation aux membres de mon conseil municipal qui en feraient partie ! Qu’est-ce qu’une minorité visible? Les porteurs de lunettes rouges ? Les amateurs de kilt écossais ? Ceux qui raffolent des perruques ? Plus sérieusement, il s’agit des personnes de couleur ! En un mot, derrière cette expression d’une immense hypocrisie, l’UMP me demande s’il y a un “Black” ou un “Beur” dans mon conseil municipal. C’est le retour de l’apartheid, sous couvert d’une charité condescendante et d’arrière-pensées électoralistes. Quelle insulte pour les Français de toutes origines ! Je n’ose même pas transmettre cette lettre au conseiller municipal d’origine antillaise qui siège dans mon conseil, il serait, j’en suis sûr blessé dans sa chair de Français. Cette discrimination "positive" est dégradante et porte atteinte à la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen comme à la devise de notre République, “Liberté-Egalité-Fraternité”.
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