L'INTEGRISME
n. m. XXe siècle. Dérivé d'intégriste ou emprunté de l'espagnol integrismo.Au sein d'une religion, attitude qui consiste à refuser, au nom de l'intégrité de la doctrine, toute interprétation nouvelle, toute évolution des pratiques traditionnelles, tout changement. L'intégrisme se mue facilement en fanatisme. Par anal. Intégrisme politique.

LE FANATISME
n. m. XVIIe siècle. Dérivé de fanatique. 1. Vieilli. Disposition d'esprit, comportement d'une personne qui se croit inspirée par la divinité. 2. Zèle outré et intolérant pour une religion, une croyance. Le fanatisme d'un inquisiteur. Par méton. Le fanatisme des guerres de Religion. 3. Attachement exclusif et intraitable à une doctrine, à un parti, à une opinion. Les fanatismes de tous bords.

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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 10 2006 17:50
RAPPEL
Le 30 septembre 2005, 12 caricatures représentant le prophète Mahomet sont publiées dans le journal "Jyllands-Posten" (photo ci-contre) au Danemark. En octobre, une manifestation de protestation est organisée, une plainte est tentée contre le journal.
Le 10 janvier 2006, soit plus de trois mois plus tard, les dessins sont repris par le journal "Magazinet" en Norvège. Et le monde s'enflamme... Des fatwas sont lancées au Liban, en Arabie Saoudite, en Libye, en Égypte, en Libye, au Koweït, au Soudan, en Syrie, en Mauritanie,à Gaza, en Palestine, en Irak, en Jordanie, au Maroc ou en Algérie. Le boycott des produits danois et norvégiens est décrété. On appelle à "châtier les auteurs des douze caricatures".


Jeudi 2 février 2006
L'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) et la Ligue Arabe veulent saisir l'ONU pour obtenir une "résolution contraignante". Les drapeaux danois, norvégiens et français sont brûlés. Des églises, des ambassades, sont incendiées et détruites. Mercredi 1er février, le journal "France-Soir" publie les 12 caricatures de "Jyllands-Posten" avec, en titre "Oui, on a le droit de caricaturer Dieu." Dalil Boubakeur, président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) qualifie les caricatures de "vraie provocation". La Fédération Nationale des Musulmans de France (FNMF) et l'Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) entament une procédure judiciaire. Raymond Lakah limoge Jacques Lefranc, président et directeur de la publication de "France-Soir".

Vendredi 3 février 2006
Sayyed Hassan Nasrallah, un dirigeant du Hezbollah, déclare : "Les auteurs des caricatures auraient réfléchi un peu plus avant de dessiner Mahomet si les musulmans avaient mis à exécution la fatwa de l'Ayatollah Khomeiny et avaient tué en 1989 l'écrivain britannique Salman Rushdie, pour blasphème contre l'islam dans son roman "Les Versets sataniques"..." Le Fatah, les mouvements terroristes comme Al-Qaïda, le Djihad islamique (brigades issues du Fatah), les brigades Abou al Rich ou le Hezbollah (mouvement chiite du Liban), menacent les ressortissants occidentaux. Des émeutes sanglantes éclatent un peu partout.

Samedi 4 février 2006
La mosquée Al Omari à Gaza "n'acceptera rien de moins que les têtes des dessinateurs." Des appels sont adressés à Oussama Ben Laden pour "venger l'honneur du prophète". À Aïn Héloué (Liban), le cheikh Abou Charif, porte-parole du mouvement Osbet Al Ansar, renchérit : "Nous ne nous contenterons pas de manifestations. La solution, c'est le massacre de ceux qui ont porté atteinte à l'Islam." Le Hamas exige "que les mains qui ont dessiné [les caricatures] soient tranchées." Les émeutes gagnent le Bahreïn, la Cisjordanie, l'Arabie Saoudite, l'Indonésie, la Thaïlande, la Somalie, la Turquie, l'Afghanistan, l'Inde et la Nouvelle-Zélande. Six personnes ont déjà été abattues ou exécutées. En France, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), les locaux de France-Soir sont évacués suite à une alerte à la bombe.
En Afghanistan, Dadullah, un mollah et chef de guerre taliban, offre une prime de 100 kilos d'or à "toute personne qui assassinera l'un des auteurs des caricatures du prophète Mahomet" plus 5 kilos d'or pour "la tête de tout militaire danois, norvégien ou allemand" stationné en Irak.

Lundi 5 février 2006
Sur France 2, lors d'un débat, une femme explique sa vision de la tolérance : "La liberté d'expression, on peut à la limite l'accepter, mais on ne touche pas à l'Islam." Le président du MRAP dérape en amalgamant le racisme, la religion et même la Shoah. Pendant ce temps, cinq personnes et un prêtre viennent d'être assassinés et les ambassades brûlent. Pourrait-on caricaturer Moïse ? Abraham ? Jésus ? Oui... La liberté de la presse, c'est tout ou rien. Il faut l'accepter sinon on tombe dans un engrenage sans fin. En Afghanistan, quatre personnes sont tuées lors de l'attaque d'un camp norvégien de l'OTAN et cinq soldats norvégiens sont blessés. L'Iran  suspend ses échanges commerciaux avec le Danemark.

Samedi 11 février 2006
Mardi, la justice  déboute la saisie de Charlie Hebdo demandée par le CFCM, les mosquées de Lyon et de Paris, l'UOIF (Union des Organisations Islamiques de France) et la FNMF (Fédération Nationale des Musulmans de France). Les chefs religieux crient : "C'est une déclaration de guerre !" Avec des dessins ? À Téhéran, l'ambassade de France est attaquée à coups de cocktails Molotov.

Jeudi 16 février 2006
Les émeutes font de nouvelles victimes au Pakistan. Islamabad, la capitale, est secouée par une vague de violences, comme d'autres villes du pays. Au nom du prophète, on a encore assassiné. Des voitures, des restaurants, des bâtiments administratifs et une banque sont détruits à Lahore. Deux personnes sont tuées. Les extrémistes islamiques s'en prennent maintenant aux États-Unis aux cris de "Mort au Danemark ! Mort à l'Amérique !"
Au Nigeria, seize personnes sont tuées lors de manifestations pour venger l'honneur de Mahomet. Onze églises sont incendiées. D'autres émeutes éclatent au Pakistan, à Londres et en France, à Vienne et à Montpellier. Le consulat d'Italie est attaqué et incendié par plus de mille manifestants à Benghazi en Libye après la prière de vendredi. Dix personnes ont été tuées. Des sources libyennes parlent de quinze ou vingt-cinq morts. Cela fait plus de cinquante morts depuis le début des
émeutes...
En Italie, le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, exige la démission de Roberto Calderoli, membre de la Ligue du Nord en Italie, qui a porté un T-shirt où sont imprimées les caricatures de Mahomet.
À Peshawar au Pakistan, le prêcheur Mahomet Yousaf Qureshi, la mosquée de Mohabat Khan et l'école coranique Jamia Ashrafia offrent plus d'un million de dollars pour l'assassinat des auteurs des caricatures. Une association de bijoutiers promet un million de dollars de plus.
Il y a pourtant un (très gros) hic... Le 17 octobre 2005, soit 18 jours après Jyllands-Posten au Danemark, un journal, Al Fagr, a publié les dessins en Égypte au beau milieu du Ramadan (photo ci-contre). Cela n'a déclenché aucune émeute. Le blasphème serait-il apparu lorsque France-Soir les a publiés à son tour ?

Jeudi 23 février 2006 - Irak
En Irak, plus de 80 personnes ont été tuées depuis l'attentat qui a détruit le mausolée de Samarra, à 125 km au nord de Bagdad. Les corps des trois journalistes irakiens de la chaîne de télé al-Arabiya de Dubaï, enlevés mercredi au nord de Samarra, sont retrouvés jeudi. Onze prisonniers sont enlevés à la prison de Mina à Bassorah par un groupe de terroristes. Dix sont froidement exécutés. Partout en Irak, à l'appel des chefs chiites comme Sadr, on crie vengeance. À Kout, à 175 km au sud de Bagdad, des centaines de personnes, menées par les cheiks, scandent "Vengeance ! Vengeance ! Nous voulons la vengeance !" Jeudi, 53 corps non identifiés sont retrouvés près de Bagdad. À Kirkouk, des chiites arabes et turcomans descendent dans la rue en criant "Non à l'Amérique ! Non aux wahabites (sunnites fondamentalistes d'Arabie Saoudite) ! Non aux takfiris (extrémistes sunnites qui excommunient les autres musulmans) !"
Source :
"Le réveil des Marmottes"
Voir aussi sur Wikipedia.org : "Caricatures de Mahomet du journal Jylliands-Posten"
Par Source : le Réveil des Marmottes
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Dimanche 29 octobre 2006 7 29 10 2006 02:27

Le samedi 28 octobre 2006

 

Sezer met en garde contre tout recul de la laïcité en Turquie

 

Agence France-Presse - ANKARA

 

Le président turc Ahmet Necdet Sezer a jugé "impensable" samedi tout recul mettant en cause le régime laïc turc, dans un message rendu public à la veille du 83ème anniversaire de la proclamation de la république de Turquie.

"Le principe de la laïcité est la pierre angulaire du processus de transformation" lancé le 29 octobre 1923 par Mustafa Kemal Ataturk lorsqu'il a proclamé la création de la République de Turquie succédant à l'Empire ottoman, a déclaré M. Sezer.

Accepter des concessions mettent en cause "les acquis et les principes de la République turque est impensable", a-t-il souligné.

 

M. Sezer, défenseur sans concession du régime laïc en place, est un farouche partisan de l'interdiction faite aux femmes de porter le voile islamique dans la fonction publique et les universités. Le voile est perçu par les défenseurs de la laïcité comme un signe de soutien à l'islam politique.

Il a notamment toujours refusé d'inviter des femmes portant le voile à la traditionnelle réception du 29 octobre organisée au palais présidentiel, une attitude qui a suscité l'indignation de nombreux députés du parti de la Justice et du Développement (AKP, issu de la mouvance islamiste, au pouvoir depuis 2002).

Ces députés et leurs épouses ont boycotté les réceptions présidentielles.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan s'est pour cette raison jusqu'à présent rendu seul à la réception du 29 octobre, sans son épouse Emine.

Selon le journal Hurriyet, M. Sezer a imposé de nouveau cette année le même code vestimentaire strictement laïc pour la réception du 29 octobre. Une cinquantaine seulement de députés AKP, sur les 355 appartenant à ce parti, devraient accepter d'assister à la réception de dimanche, écrit samedi le journal.

Le président Sezer a également mis en garde contre les agissements des confréries islamiques, interdites par la loi mais tolérées de facto, qui "cherchent à élargir leur sphère d'influence, notamment dans le domaine de l'éducation".

"Leurs efforts en vue de devenir plus puissantes et d'imposer leur autorité aux citoyens ... sont inacceptables", a-t-il dit.

Le président Sezer a souvent mis son veto à des projets de loi du gouvernement de M. Erdogan, qu'il considérait comme des tentatives d'accroître l'influence de la religion dans l'éducation nationale.

 

 

 

Par Tous ensemble
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Mercredi 1 novembre 2006 3 01 11 2006 01:58

Il faut hurler

Une jeune femme de vingt-six ans, vivant dans les quartiers Nord de Marseille, a vu son destin basculer tragiquement en cette soirée du samedi 28 octobre. Aujourd’hui entre la vie et la mort, cette personne, si elle survit, restera à jamais marquée, physiquement et moralement, par les terribles brûlures sur tout le corps, causées par le geste criminel d’un groupe de jeunes qui a cru bon de mettre le feu au bus, sans se préoccuper des personnes qu’il y avait à l’intérieur. Je n’ai même pas le goût d’insister sur le fait que j’assistais, la semaine dernière, à un colloque organisé par une association, Marseille Espérance, regroupant les sept principales religions de la ville, qui expliquaient que c’était grâce à elles que la paix régnait à Marseille, et donc qu’il fallait assouplir les règles laïques pour mieux les financer et les aider (du Machelon et du Sarkozy dans le texte). Comment ne pas hurler sa rage, son dégoût, sa révolte devant cette vie brisée, et devant ce drame que tout le monde sentait venir. Quand, depuis plusieurs jours, d’abord en région parisienne, puis ailleurs, le nouveau jeu des néo-psychopates consiste à brûler les bus, à caillasser les pompiers, ou à agresser les policiers, chacun se doutait que cela allait finir par un drame et des morts.

On a envie, devant de telles horreurs, de demander des comptes.

D’abord au ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy. Dans sa culture libérale, on ne récompense que les gagnants. Or, depuis qu’il est à Bercy, il parle certes beaucoup, mais cela ne marche pas. Imaginons que des faits d’une telle gravité arrivent sous un gouvernement de gauche, que n’entendrait-on pas sur le laxisme supposé et l’incapacité du gouvernement à faire régner l’ordre ? En ayant joué une stratégie totalement axée sur la répression, le maire de Neuilly est en train de perdre la partie, et se montre incapable de protéger les citoyens des quartiers populaires des exactions de jeunes garçons qui sont aujourd’hui des criminels potentiels. Mais il serait bien trop facile de se contenter du pointer du doigt Nicolas Sarkozy, son abandon de la police de proximité, et ses provocations, et de se dire que tout est la seule faute du ministre de l’Intérieur. Il serait temps, au contraire, de pointer du doigt la responsabilité, devant la situation explosive dans laquelle les quartiers populaires sont plongés, de tous ceux qui, pendant des années, et encore aujourd’hui, ont nié, ou totalement sous-estimé, la gravité de la situation, et ont insulté les militants et les citoyens dès qu’ils osaient aborder la question de la sécurité.

Tous ces journalistes (Le Monde, Libé et les Inrokuptibles), sociologues (dont la caricature est Laurent Mucchielli), psychosociologues, gauchistes et autres bobos bien pensants, qui refusent de prendre le problème à bras le corps et qui ne regardent que le malaise des jeunes et non le caractère illégitime d’une violence au sein du peuple.

Les mêmes, et d’autres à l’extrême gauche, qui parlaient de « lepénisation des esprits ». Ceux qui taisaient les violences d’agressions gratuites contre une fête techno, place de la Bastille. Ceux qui ont traîné dans la boue Jean-Pierre Chevènement, quand il a employé le terme « sauvageon », le faisant passer pour un fasciste raciste.

Ceux qui n’aiment pas la France, et n’arrêtent pas de parler d’elle comme d’un pays raciste, colonialiste et ségrégationniste, quand ils ne parlent pas d’apartheid. Ceux qui, avec ce discours, encouragent les jeunes à haïr leur pays, et à insulter les « Cefrans » blancs, tout en alimentant l’antisémitisme dans l’Hexagone. Ceux qui ont applaudi quand l’hymne national a été sifflé par tout un stade, laissant des citoyens ébahis devant leur poste de télévision, lors d’un mémorable France-Algérie qui a coûté cher à Jospin et à toute la gauche.

Ceux qui ont toujours voulu expliquer les émeutes et les scènes de guerillas urbaines par la seule question sociale, en stigmatisant toujours les flics, en excusant la fuite en avant des jeunes délinquants, toujours présentés comme des victimes et en n’ayant aucun mot pour les couches populaires victimes de ces agressions. Ceux qui ont nié la gravité des attaques racistes, au faciès, contre les lycéens, en 2004, lors d’une manifestation, préparation aux agressions spectaculaires contre les manifestants du CPE, un an plus tard, où il faudra toute la mobilisation des services d’ordre syndicaux pour protéger les étudiants et leurs portables. Que dire des dramatiques émeutes de l’an passé, où le photographe et le retraité, frappés à mort, gratuitement, ne comptent guère, et où seules sont célébrés les deux jeunes de Clichy, dont la mort est tout aussi dramatique.

Que dire de ces pousse-au-crime, sur les sites, ou dans les discours, qui voient dans les jeunes nihilistes criminels les descendants de mai 68 pour impulser la révolte sociale dans les banlieues ? Que dire de ces militants de la gauche bien-pensante, autistes au phénomène du 21 avril, incapable d’entendre les demandes de sécurité du peuple, qui ont lynché littéralement Ségolène Royal lorsqu’elle a commencé à parler de cette question en sortant du discours politiquement correct ? Respublica, qui pourtant ne fait pas partie des groupies de la présidente de Charentes-Poitou, avait, sans partager l’ensemble de ses propos, montré du doigt le véritable suicide politique de ceux qui calomniaient Ségolène pour ses propos sans proposer la moindre alternative en dehors de propos laxistes et consentants à la violence. Ces gens là faisaient passer un message terrible au peuple : si la gauche revient, cela sera de la prévention sans la répression, en laissant entendre qu’à gauche, le mot répression est toujours un gros mot pour beaucoup, et que suspects sont ceux qui s’en revendiquent ! Mais avec la droite et l’extrême droite, on aura la répression sans la prévention. Donc, si on voulait dégoûter les habitants de notre pays de la politique, on ne ferait pas mieux !

Alors que les vrais gens (ceux qui ne sont pas des militants politiques incapables de répondre aux aspirations du peuple) savent bien qu’il faut :

<!--[if !supportLists]-->·          <!--[endif]-->de la répression et de la prévention.

<!--[if !supportLists]-->·          <!--[endif]-->déclarer illégitime toute violence au sein du peuple.

<!--[if !supportLists]-->·          <!--[endif]-->rétablir la police de proximité.

<!--[if !supportLists]-->·          <!--[endif]-->revenir aux formations des BAC d’avant la politique de Sarkozy.

<!--[if !supportLists]-->·          <!--[endif]-->rétablir tous les services publics qui ont déserté les quartiers populaires (commissariats, centre de santé, planning familial , poste, centre de loisirs, renforcement des moyens dans l’école pour en faire des écoles d’excellence, éducation populaire, etc.).

Tout cela est nécessaire, mais il faudra du temps. En attendant, les citoyens ont besoin d’entendre un signal fort, qui fasse comprendre que le discours de gauche bobo, c’est fini, et qu’aujourd’hui, la volonté de faire régner l’ordre républicain dans les quartiers populaires sera sans faille, en s’en donnant tous les moyens. On ne peut plus accepter des comportements qui mettent en danger la vie d’autrui, pourrissent la vie quotidienne des citoyens, ne soient pas sanctionnés d’une manière exemplaire, qui ne donne pas envie aux coupables de recommencer de sitôt. Nul ne sait, aujourd’hui, comment les jours qui suivent vont se dérouler. Mais nul ne peut ignorer que dans trop de quartiers populaires, les chauffeurs de bus, souvent syndiqués, ont peur, et subissent tous les jours insultes et agressions. Nul ne peut ignorer que dans trop écoles, on fait de la garderie, on ne transmet plus de savoirs, que les enseignants sont insultés, et que le remarquable rapport Obin est hélas en dessous de la vérité. Nul ne peut ignorer que dans beaucoup de cités, les délinquants mafieux ont mis sous coupe des quartiers entiers, et que les intégristes religieux complètent le travail en encadrant politiquement les populations, et surtout les femmes. Mais le premier qui ose proposer des solutions qui sortent du moule du « politiquement correct » sait que les commissaires politiques de l’extrême gauche communautariste, loin de se lancer dans l’autocritique de toutes les sornettes qu’ils ont prononcées depuis vingt ans, participeront au rappel à l’ordre, et au lynchage du déviant. Pendant que Sarkozy est face à l’échec, que les socialistes font comme si ce problème n’existait pas, que le non de gauche (bien discrèt sur ces questions) cherche l’homme ou la femme providentiel, Le Pen, lui aussi fort discret, boit du petit lait devant une situation dont l’embrasement ne pourrait que lui profiter.

Stéphane Rozès disait que la principale aspiration des classes populaires, les 7 millions d’employés et les 6 millions d’ouvriers, était une demande de sécurité, physique et sociale, pour eux et leurs enfants. Seul un candidat de gauche au discours républicain, a aujourd’hui une chance d’empêcher le balancier d’aller de l’autre côté, comme un dimanche soir d’avril 2002.

Mais pour cela, il lui faudra se montrer particulièrement convaincant, courageux et audacieux pour que, au delà des mots, les électeurs comprennent qu’avec lui, il y aura une volonté politique de ne plus accepter ce qui est toléré en France depuis vingt ans.

Évariste dans Respublica du 30.10.06

( Pour réagir aux articles,
écrire à evariste@gaucherepublicaine.org

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Mardi 2 janvier 2007 2 02 01 2007 16:51

APPEL POUR UNE RENCONTRE LAIQUE INTERNATIONALE

  La laïcité, dans ses fondements les plus profonds, est un principe universel. La séparation du religieux et du politique représente un progrès de l’humanité vers le respect de l’individu, de ses libres choix, de ses croyances ou de son absence de croyance, et de son droit d’en changer. C’est aussi la condition incontournable du vivre ensemble.

Là où la laïcité n’est pas reconnue, les libertés de conscience et d’expression sont bafouées, les droits des femmes sont inexistants ou en recul, l’égalité des droits entre les femmes et les hommes est niée.

 Partout où elle existe, la laïcité est désormais menacée. La laïcité se voit attaquée à la fois par tous les fanatismes religieux et les fanatiques d’une dérégulation du monde qui, sous couvert de loi du marché, vise à asservir les plus faibles

A travers le monde, des forces intégristes porteuses d’une idéologie totalitaire utilisent l’intimidation, les assassinats et le terrorisme pour tenter d’imposer leur hégémonie.

Aujourd’hui, l’intégrisme islamiste est la menace principale contre les libertés, non seulement dans ce qu’il baptise « terre d’Islam », mais dans toutes les parties du globe, de l’Extrême-Orient à l’extrême Ouest, du nord baltique au Sud africain.

Face aux menaces et aux assassinats que subissent aujourd’hui ceux qui, dans les pays démocratiques, critiquent l’islamisme de conquête, Face aux menaces et aux assassinats dont sont victimes, au nom de la religion, ceux qui aspirent à la liberté en pays sous lois musulmanes, Face aux exécutions et aux lapidations que subissent des femmes et des hommes au nom d’une conception barbare de la religion,

Face au discours islamiste, aux communautarismes et à leurs suppôts, qui divisent les populations et les « communautés » et qui avivent la haine des autres,

Face aux offensives réitérées des réseaux islamistes pour tenter d’embraser le monde musulman contre les pays démocratiques, Face au lobbying des intégrismes auprès des instances internationales (ONU et ses institutions) pour bâillonner la liberté d’expression en voulant instaurer, à l’échelle mondiale, un délit de blasphème,

FACE A CETTE MONTEE DES PERILS Une mobilisation mondiale est indispensable.

C’est pourquoi nous lançons cet Appel à la constitution, à travers le monde, d’un rassemblement laïque universel.

Dans un monde interdépendant, il est désormais impossible de séparer la liberté de conscience de la notion universelle de laïcité, et de celle d’égalité entre les hommes et les femmes. Les populations sous lois musulmanes aspirent, elles aussi, à une liberté et à une démocratie, ce qui est incompatible avec une hégémonie religieuse.

Nous appelons les femmes et les hommes, dans tous les pays, à constituer une force de résistance pour un mouvement laïque international : ·

 POUR LA LAICITE · Contre tous les formes de racismes, d’intégrismes, les communautarismes diviseurs · Pour l’égalité des droits pour toutes et tous quelle que soit l’origine · Contre toutes les discriminations ethniques, sociales ou sexuelles, · Pour les libertés de conscience et d’expression, · POUR L’AMITIE ENTRE LES PEUPLES

Sur ces objectifs, un collectif d’initiative (ouvert) s’est constitué

 pour une première rencontre laïque internationale à Paris, les 10 et 11 février 2007.

Premiers signataires, (ordre alphabétique)

Rachid Achour – association AlgériEnsemble Halim Akli – Tizi Ouzou – initiateur d’un appel laïque en Algérie Robert Albaredes – Laïques en Réseau Mahlaga Alizadeh – Femmes Iraniennes pour la démocratie Nadia Amiri – cadre associative Eric Arié - du Mouvement Républicain et Citoyen - Cardiologue Stéphane ARLEN - président de l'association Faire Le Jour (à La Réunion) Daniel Bénichou –président de l’Association du Chevalier de la Bare – CLR André Bercoff – éditeur-auteur-journaliste Simon Blumental – président de l’association AlgériEnsemble Monique Bouaziz – AFEM (Association des Femmes de l’Europe Méridionale Hélène Boulmant-Pierre – professeur de lettres –présidente du MRAP Paris 12 Brigitte Bre Bayle – UFAL – Marseille Alain Callès – ancien président du MRAP Pierre Cassen – animateur du journal en ligne Respublica Christiane Causse – présidente Ufal Rhône-Alpes… Martine Cerf – universitaire, secrétaire générale de l’association Egale Chahla Chafiq – essayiste exilée d’Iran Guylain Chevrier – B° national UFAL Huguette Chomski Magnis –présidente du Mouvt pour la Paix et contre le Terrorisme Jocelyne Clarke – responsable Féminisme et Laïcité (UFAL) Julia Coriat – Montréal – Québec Daniel Deriot – travailleur social – secrétaire de Défense des Droits de l’Homme – Chalon Bernice Dubois – animatrice de stages et militante féministe Marie-France Durand –militante associative Nabil El-Haggar - Vice-président de l¹Université des Sciences et Technologies de Lille, M.C. Exsteyl - NIVELLES Belgique Esther Fouchier - Forum Femmes Méditerranée Caroline Fourest – Association et revue Prochoix Nicolas Gavrilenko – secrétaire général de l’UFAL Serge Goldberg – président du MRAP de Saintes Ziad Goudjil - (Http://www.histoiresdememoire.org/) , Lucette Guibert – responsable Santé Protection Sociale (UFAL) Rafik Hassani – dirigeant du RCD Europe Mohamed Pascal Hilout - Initiateur du nouvel islam en France Françoise Hostalier – présidente d’Action Droits de l’Homme Philippe Isnard -et l’association Laîques 3 Serge-Maximilien Jaurais, Président de l'Association Fraternité Franco Chilienne de Savigny le Temple Ali Kaitouni – intellectuel, cadre associatif (Fès, Maroc) Samia Labidi - écrivain et Présidente de l'AIME (d’Ailleurs et d’Ici Mais Ensemble) Jean-Pierre Lledo – cinéaste Azar Majedi - Présidente de l’Organisation pour la Libération des Femmes en Iran. Hélène Michelini – journaliste – Juliette Minces – anthroplogue et écrivain Tarik Mira – responsable international du RCD (Alger) Farroudja Moussaoui – militante des droits humains-Kabylie Algérie Charles Najman – écrivain et cinéaste Abdenour Ouyahia - Secrétaire National à l'Emigration RCD - Algérie Nicolas Pomiès secrétaire national UFAL Mireille Popelin – secrétaire UFAl Rhône-Alpes La Coordination Lesbienne en France Robert Redeker – professeur, philosophe Sophie Ribot-Astier – militante associative Simone Roche – bibliothécaire – co-organisatrice des salons du livre anti-fasciste Martine Ruppé - Présidente du Comité Ornais de Défense de la Laïcité. Emmanuel Saffa Abdulai - Executive Director -Society for Democratic Initiatives, Sierra Leeone Hubert Sage – président UFAL Rhône-Alpes Jean-Claude Santana – président UFAL Rhône Yves Scheller – président et l’Association Suisse pour la Laicité Antoine Sfeir – directeur des Cahiers de l’Orient Yacine Si Ahmed– anthropologue et journaliste à Alger Mohamed Sifaoui – journaliste – écrivain et réalisateur Antoine Spire - journaliste Jean Tabet – bibliothécaire – initiateur des Salons du Livre Antifasciste Mourad Tagzout – militant associatif Wassyla Tamzali – avocate – auteure - Alger Bernard Teper – président de l’UFAL (Union des Familles Laïques) Sergio Vasquez-Bronfman – docteur en sciences Monique Vezinet - secrétaire nationale de l'Union des familles laïques Michèle Vianès – présidente de Regards de Femmes Anne Zelensky - présidente de la Ligue du Droit des femmes, auteure

(de nombreuses autres signatures sur le site :www.laicity.info)

_________________________________________________________________________________________

Je signe l’appel ci-dessus : www.laicity.info

Nom, Prénom et qualification :

Adresse-mail (ou autre)

Autre indication (si nécessaire)

Pour tout contact, pour soutenir, participer, s’informer, ou signer, aller sur contacts@laicity.info (Cochez la ou les cases qui vous conviennent) :

 1. Je désire prendre contact avec les initiateurs

 2. Je verse la somme de pour aider à l’organisation de la rencontre

3. Je souhaite participer à la rencontre des 10/11 févier 2007

Nous avons besoin d’un soutien financier pour la réussite de cette rencontre. Vous pouvez contribuer en versant un chèque de 20 € (ou plus !) à l’ordre de l’UFAL – opération Réunion Laïque Internationale. Collectif d’initiative laïcity c/o UFAL – 27, rue de la Réunion 75020 – PARIS – France

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Un député contre les discriminations racistes

Dans un communiqué de presse du 19 septembre dernier, Nicolas Dupont-Aignan, maire de Yerres, député de l’Essonne et président de Debout la République, s’insurge violemment contre les pratiques communautaristes de l’UMP de Nicolas Sarkozy :

 
"Je viens de recevoir une lettre stupéfiante d’Yves Jego, collègue de Seine et Marne, Secrétaire National de l’UMP en charge des nouvelles adhésions, me conviant à une réunion des élus UMP “issus des minorités visibles”. Pire, il me demande de transmettre cette invitation aux membres de mon conseil municipal qui en feraient partie ! Qu’est-ce qu’une minorité visible? Les porteurs de lunettes rouges ? Les amateurs de kilt écossais ? Ceux qui raffolent des perruques ? Plus sérieusement, il s’agit des personnes de couleur ! En un mot, derrière cette expression d’une immense hypocrisie, l’UMP me demande s’il y a un “Black” ou un “Beur” dans mon conseil municipal. C’est le retour de l’apartheid, sous couvert d’une charité condescendante et d’arrière-pensées électoralistes. Quelle insulte pour les Français de toutes origines ! Je n’ose même pas transmettre cette lettre au conseiller municipal d’origine antillaise qui siège dans mon conseil, il serait, j’en suis sûr blessé dans sa chair de Français. Cette discrimination "positive" est dégradante et porte atteinte à la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen comme à la devise de notre République, “Liberté-Egalité-Fraternité”.

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