L'INTEGRISME
n. m. XXe siècle. Dérivé d'intégriste ou emprunté de l'espagnol integrismo.Au sein d'une religion, attitude qui consiste à refuser, au nom de l'intégrité de la doctrine, toute interprétation nouvelle, toute évolution des pratiques traditionnelles, tout changement. L'intégrisme se mue facilement en fanatisme. Par anal. Intégrisme politique.
LE FANATISME
n. m. XVIIe siècle. Dérivé de fanatique. 1. Vieilli. Disposition d'esprit, comportement d'une personne qui se croit inspirée par la divinité. 2. Zèle outré et intolérant pour une religion, une croyance. Le fanatisme d'un inquisiteur. Par méton. Le fanatisme des guerres de Religion. 3. Attachement exclusif et intraitable à une doctrine, à un parti, à une opinion. Les fanatismes de tous bords.
Si un homme s’estime insulté parce que sa femme est examinée par un médecin homme, c’est très triste pour lui, mais il n’a rien à faire en Europe. Si un homme estime que sa femme ou sa sœur se doit de porter le Niqab (ou, pourquoi pas, la Burka), il n’a rien à faire en Europe. Si des jeunes gens estiment que c’est être "bon musulman" que de lapider une jeune fille qui mange pendant le Ramadan, ils n’ont rien à faire en Europe. Il y a dans le monde assez d’endroits charmants comme l’Arabie saoudite ou le Pakistan où ces attardés pourront vivre pleinement leur version de l’islam. Et si les politiques et les médias ne le disent pas haut et fort, si la situation continue à se dégrader, un jour, nous, les laïcs et les démocrates (en ce compris de très nombreux musulmans) nous nous retrouverons pris entre l’islamisme radical et l’extrême droite.
On aimerait pouvoir écrire, de temps en temps, sur autre chose que sur l’islamisme radical. Malheureusement, les jours se suivent et se ressemblent de plus en plus, et chaque semaine amène son lot de mauvaises nouvelles. Ces dernières semaines, nous avions déjà vécu l’affligeante polémique sur les propos de Benoît XVI (qui témoignait surtout du désastreux niveau intellectuel des imams et autres maîtres à penser qui s’autoproclament "guides" des communautés musulmanes), puis l’ubuesque affaire de ce policier britannique d’origine pakistanaise qui refusait de monter la garde devant l’ambassade d’Israël à Londres. Une position que l’establishment de la police britannique semblait trouver tout à fait compréhensible.
Ces derniers jours, nous avons eu droit à quatre nouveaux incidents.
A Lyon, une jeune lycéenne a été blessée par lapidation parce qu’elle mangeait durant le Ramadan.
A Paris, la décision de retirer leur accréditation à 43 bagagistes pour raisons de sécurité a rallumé la polémique sur les salles de prière clandestines dans les aéroports.
En France encore, on apprenait le 20 octobre que deux gynécologues avaient été violemment agressés à Paris pour avoir assisté des femmes qui accouchaient.
A Londres, ce sont les propos de Jack Straw (soutenu par Tony Blair), sur le voile islamique qui créent des tensions.
Quatre "incidents" révélateurs. Comme est révélatrice, parfois, la réaction des uns et des autres à cette triste actualité. A Lyon, M. Azzedine Gaci, président du Conseil régional du Culte musulman s’émeut de ce qui s’est passé. Pour lui, il serait nécessaire d’enseigner le Coran à l’école (sic !) pour que les "élèves sachent qu’une femme indisposée n’est pas astreinte au Ramadan". Ce commentaire amène deux réflexions. Tout d’abord, il nous semble que faire savoir qu’une jeune fille mineure a eu ses règles à tel ou tel moment est une violation de sa vie privée. Ensuite, si on lit bien monsieur Gaci, on pourrait presque en déduire qu’il serait légitime, au fond, de lapider une femme qui n’observe pas le Ramadan si son attitude n’est pas justifiée par des raisons de santé…
Dans le dossier des bagagistes, une association antiraciste et des syndicats évoquent "une chasse aux musulmans". Hélas, le problème est pourtant simple : si l’on cherche des islamistes radicaux, on a plus de chance de les trouver au sein de la communauté musulmane que chez les Témoins de Jéhovah.
A Londres, enfin, le président de la Commission pour l’égalité raciale, M. Trevor Phillips, met en garde contre le risque d’émeutes si l’on s’en prend au Niqab, ce voile total qui ne laisse apparaître que les yeux de la femme qui le porte. Autrement dit, acceptons tout et n’importe quoi pour préserver l’ordre public.
En définitive, on ne relèvera que deux sujets de satisfaction dans ces réactions : la position sans concession de l’association professionnelle des gynécologues de France qui estime à raison qu’il est inacceptable d’organiser le rôle des hôpitaux en fonction de la religion des patients, et celle de nombreux musulmans et musulmanes qui, sur les forums de plusieurs sites Internet (dont www.bladi.net) se scandalisaient de l’obscurantisme des époux qui avaient cru bon de venger leur honneur (?) en passant des médecins à tabac. Une réaction, soit dit en passant, qui prouve bien que de très nombreux musulmans ne partagent pas la vision stupide et rétrograde de l’islam que certains voudraient voir triompher.
Ah ! Oui, il y a aussi Nicolas Sarkozy qui a déclaré, très sereinement, que son rôle était d’éviter des drames. Il a bien compris, lui, que la défense de nos valeurs, la défense de la laïcité et de la démocratie sont devenues des enjeux vitaux.
Claude MONIQUET, président de l’ESISC
(European Strategic Intelligence and Security Center)
(23 octobre 2006)
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Dans un communiqué de presse du 19 septembre dernier, Nicolas Dupont-Aignan, maire de Yerres, député de l’Essonne et président de Debout la République, s’insurge violemment contre les pratiques communautaristes de l’UMP de Nicolas Sarkozy :
"Je viens de recevoir une lettre stupéfiante d’Yves Jego, collègue de Seine et Marne, Secrétaire National de l’UMP en charge des nouvelles adhésions, me conviant à une réunion des élus UMP “issus des minorités visibles”. Pire, il me demande de transmettre cette invitation aux membres de mon conseil municipal qui en feraient partie ! Qu’est-ce qu’une minorité visible? Les porteurs de lunettes rouges ? Les amateurs de kilt écossais ? Ceux qui raffolent des perruques ? Plus sérieusement, il s’agit des personnes de couleur ! En un mot, derrière cette expression d’une immense hypocrisie, l’UMP me demande s’il y a un “Black” ou un “Beur” dans mon conseil municipal. C’est le retour de l’apartheid, sous couvert d’une charité condescendante et d’arrière-pensées électoralistes. Quelle insulte pour les Français de toutes origines ! Je n’ose même pas transmettre cette lettre au conseiller municipal d’origine antillaise qui siège dans mon conseil, il serait, j’en suis sûr blessé dans sa chair de Français. Cette discrimination "positive" est dégradante et porte atteinte à la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen comme à la devise de notre République, “Liberté-Egalité-Fraternité”.
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